Diagnostiquer la malnutrition

Les patients chez qui un risque nutritionnel a été détecté doivent subir une évaluation diagnostique visant à confirmer la malnutrition. L’Évaluation globale subjective (ÉGS) est l’outil de référence pour le diagnostic de la malnutrition. Il s’agit d’une méthode d’évaluation du risque de malnutrition simple et utilisable au chevet du patient, qui permet en outre de déterminer quels patients pourraient tirer avantage de soins nutritionnels. L’évaluation comprend des questions sur les antécédents récents ayant trait à l’alimentation, aux changements dans le poids corporel et aux symptômes gastro-intestinaux, ainsi qu’une évaluation clinique. L’ÉGS est un outil qui a été validé auprès de diverses populations de patients. Pour commander la version mise à jour (2015) du DVD sur l’ÉGS, visitez le https://cns-scn.ca/education/cmtf/cmtf-dvd   Le Groupe de travail canadien sur la malnutrition (GTCM) offre également de la formation sur l’ÉGS.

Une formation sur l’ÉGS vous intéresse?
Ce document explique la marche à suivre pour demander qu’une formation sur l’ÉGS soit donnée à votre hôpital

Comment diagnostique-t-on la malnutrition? (expand +/-)

L’Évaluation globale subjective (ÉGS) http://www.nutritioncareincanada.ca/sites/default/uploads/files/SGA%20Tool%20FR%20colour_2017.pdf est l’outil de référence pour le diagnostic de la malnutrition, et son utilisation pour le triage des patients vers les soins nutritionnels adéquats est également recommandée par le GTCM. L’ÉGS est une méthode d’évaluation du risque de malnutrition simple et utilisable au chevet du patient, qui permet en outre de déterminer quels patients pourraient tirer avantage de soins nutritionnels. Cet outil permet d’obtenir un diagnostic précis en 10 minutes. L’ÉGS a été validée auprès de diverses populations de patients et est utilisée partout dans le monde pour diagnostiquer la malnutrition. L’ÉGS comprend :

  • Une évaluation des changements récents dans la consommation d’aliments et de liquides;
  • Une évaluation des changements dans le poids corporel;
  • Une évaluation des symptômes gastro-intestinaux et des autres raisons pouvant expliquer un faible apport alimentaire;
  • Un examen physique visant l’évaluation de la perte de masse musculaire et de masse adipeuse. Il est important de se rappeler que l’ÉGS ne permet de détecter que la malnutrition protéino-énergétique; d’autres raisons pourraient aussi motiver une évaluation par la diététiste et un traitement.
Il est important de se rappeler que l’ÉGS ne permet de détecter que la malnutrition protéino-énergétique; d’autres raisons pourraient aussi motiver une évaluation par la diététiste et un traitement.

Quand devrait-on avoir recours à l’ÉGS? (expand +/-)

Une diététiste ou un autre professionnel de la santé formé devrait procéder à une ÉGS dans les 24 heures suivant l’obtention d’un résultat positif au dépistage du risque nutritionnel chez un patient hospitalisé. L’ÉGS devrait aussi être utilisée lorsque le dépistage du risque nutritionnel n’est pas nécessaire ou pas possible (p. ex., en cas de délire, de démence, de problèmes de santé exposant le patient à un risque élevé [traumatisme, ulcères de pression ou syndrome de réaction inflammatoire généralisée], de difficultés de langage, d’alimentation entérale ou parentérale ou de transfert récent des soins intensifs). Il faut, dans de tels cas, procéder systématiquement à une ÉGS, de préférence le premier jour de l’hospitalisation, afin de vérifier si le patient est ou non atteint de malnutrition. Au moment de mettre sur pied votre processus de dépistage et d’évaluation en vue du triage des patients, assurez-vous que le personnel connaît le processus (p. ex., demande automatisée de consultation) et sait quoi faire dans le cas des patients qui ne peuvent être soumis au dépistage.

Comment procéder au triage des patients sur la base des résultats de l’ÉGS? (expand +/-)

L’ÉGS donne comme résultat un score de A, B ou C. Dans le cadre de la démarche INPAC, chacun de ces scores correspond à des niveaux de soins différents, soit :

  • ÉGS A (bon état nutritionnel) : Même si le dépistage a indiqué qu’ils étaient à risque sur le plan nutritionnel, les patients obtenant un score de A à l’ÉGS n’ont pas besoin de soins nutritionnels avancés ni spécialisés.
  • ÉGS B (malnutrition légère ou modérée) : Il revient au professionnel de la santé effectuant l’ÉGS de déterminer, en fonction de son jugement clinique, si une évaluation nutritionnelle plus complète est requise pour déterminer la cause de la malnutrition ou la présence possible d’un déficit en micronutriments, ou s’il convient de procéder à d’autres examens qui pourraient avoir une incidence sur le plan de traitement.
  • ÉGS C (malnutrition grave) : Les patients de cette catégorie doivent subir une évaluation plus complète.

Conseils utiles (expand +/-)

Voici quelques conseils visant à faciliter le dépistage et le traitement de la malnutrition à l’aide de l’ÉGS.

  • Il est plus efficace, après l’ÉGS, de procéder immédiatement à une évaluation nutritionnelle complète chez tous les patients de classe C et chez les patients de classe B chez qui cela est jugé approprié.
  • Élaborez un plan de suivi standardisé des patients. Un tel plan est particulièrement important pour les patients ayant obtenu un score de B à l’ÉGS, qui peuvent recevoir des soins avancés mais sans être automatiquement soumis à une évaluation complète.
  • Pour favoriser une meilleure efficacité, les patients ayant obtenu un score de B à l’ÉGS peuvent être suivis par une technicienne en diététique ou un autre membre du personnel de soins nutritionnels.
  • Au moment du diagnostic de malnutrition, réfléchissez aux stratégies qui pourraient être déployées immédiatement chez les patients ayant obtenu un score de B ou de C à l’ÉGS et faites les demandes appropriées (p. ex., suppléments nutritionnels avec les médicaments, préférences alimentaires).
  • La distribution de suppléments nutritionnels avec les médicaments (petites quantités de suppléments nutritionnels oraux fournies par le personnel infirmier) est une stratégie à utiliser chez tous les patients ayant reçu un score de B ou de C à l’ÉGS.

Outils

L’ Évaluation globale subjective (ÉGS) forme – 2017
Le Groupe de travail canadien sur la malnutrition, sous la direction du Dr Jeejeebhoy, révisé le formulaire SGA afin de mieux refléter l’effet apport alimentaire a sur la composition du corps, ainsi la forme comprend en détail sur l’importance de comprendre la différence manque d’appétit et la cachexie avoir sur le corps composition. Cette nouvelle forme sera inclus dans le DVD qui est à vendre (aller à Passez à l’action et ensuite une Formation pour apprendre davantage sur la façon d’obtenir votre copie du DVD de formation de SGA).

Comment interpréter le formulaire 2016 ÉGS
Cette forme de deux pages fournit les détails nécessaires pour vous aider à comprendre comment remplir ÉGS.

Presentation sur l’ÉGS
Cette présentation Power Point explique pourquoi  l’ÉGS fait partie intégrante de l’algorithme INPAC  et montre des exemples de patients bien nourris (ÉGS A), légèrement / modérément mal nourris (ÉGS B) et sévèrement mal nourris (ÉGS C).

FAQ sur l’ÉGS
Ce document présente des questions fréquemment posées par des diététistes qui utilisent l’ÉGS.

L’ÉGS dans l’évaluation nutritionnelle
Ce document présente un exemple d’intégration de l’ÉGS dans une évaluation nutritionnelle à l’hôpital.

Participation à l’ÉGS de la technicienne en diététique

Le point de vue d’une diététiste sur l’utilisation de l’ÉGS dans sa pratique
Ce bref article décrit la variation positive de la pratique de cette diététiste

Examen de SGA, en se concentrant sur le moment et la façon de l’utiliser efficacement dans la pratique quotidienne. Dr Khush Jeejeebhoy, MB
Présentation du Groupe de travail canadien sur la malnutrition (GTCM) dans le cadre de la réunion annuelle – Juin 2014

Formulaire d’ÉGS et guide d’utilisation en format poche 

Étude de cas et notes dans le dossier du patient
Exemple de notes dans le dossier du patient utilisant la terminologie du processus de soins nutritionnels

Valeurs de référence de Statistiques Canada pour la force de préhension maximale en fonction du sexe et de l’âge
Ces renseignements sont tirés de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2007 à 2013

Distinguer la malnutrition de la cachexie et de la sarcopénie


Remerciements : Les idées et ressources présentées sur cette page ont été en partie fournies par les hôpitaux ayant participé au projet More-2-Eat.


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